Ravivons les (pavés de) mémoires

Le 27 janvier est une journée internationale de mémoire des victimes de génocides, et en Allemagne plus particulièrement des victimes du nazisme. C’est une date possible pour redonner un coup d’éclat aux Stolpersteine – pavés de mémoires. En effet l’artiste à l’origine de ces pavés, Gunter Demnig, a sciemment utilisé un métal qui s’oxyde avec le temps en prenant une couleur vert-de-gris, afin qu’en lui rendant son lustre après nettoyage, on se ressouvienne de leur raison d’être : rendre hommage à des victimes.



Les pavés de Bouxwiller avaient été posés le 4 juillet dernier à l’initiative de Laurence Jost-Lienhard, professeur d’histoire-géographie du Lycée Adrien Zeller, suite à des recherches effectuées par ses élèves dans les archives de l’établissement sur les victimes de la Shoah.

Ainsi le jeudi 27 janvier un petit groupe d’élèves germanophones du Lycée Schattenmann de la classe de Terminale SAPAT (Services aux Personnes et aux Territoires) section européenne s’est rendu sur les 5 lieux dans Bouxwiller dédiés à ces Stolpersteine, afin de procéder à leur nettoyage, muni du matériel adéquat. Au préalable ils ont travaillé en cours d’allemand sur ce thème qui leur était peu familier, ils ont découvert une réalité plus proche qu’ils ne le pensaient, des destins qui ne les ont pas laissés insensibles. Il leur était arrivé de fouler ces pavés ternis sans se rendre compte de leur présence, ils les voient maintenant d’un autre œil.


Les objectifs des cours de langue en section européenne (proposés en allemand et an anglais) sont multiples. Ils permettent de développer les apprentissages interculturel et l’éducation à une citoyenneté ouverte et solidaire, comme pour cette action. Il s’agit aussi de favoriser des actions internationales dans les domaines professionnels (les élèves font un stage professionnel à l’étranger), culturels (échanges franco-allemand notamment) entre autres. Enfin ces heures d’enseignement de la langue vivante en plus de l’horaire obligatoire participent bien sûr à l’amélioration des capacités langagières et linguistiques.

En plus de l’enseignement linguistique, une discipline non linguistique est enseignée en langue étrangère (éducation socio-culturelle, cours de cuisine …) avec à la clé des actions plus concrètes telle que préparation d’un buffet dînatoire basé sur la gastronomie allemande ou anglo-saxonne.